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Commerce & Tourisme : le gouvernement polynésien prospecte le Pacifique

mardi 20 septembre 2005

Le gouvernement de Polynésie française déploie cette semaine deux délégations àtravers l’Océanie avec pour objectif de renforcer la présence commerciale et touristique avec ses partenaires océaniens.

Cette semaine, Émile Vanfasse, ministre de l’économie de la Polynésie française, conduit une mission d’une semaine (16-23 septembre) en Australie avec àses côtés une délégation de dix sept représentants d’entreprises locales représentant notamment l’agroalimentaire (vin, bière, rhum), de la culture perlière et des bijoux dérivés, du textile ou encore de la musique locale.

Objectif : « rééquilibrer  » la balance commerciale entre Canberra et Pape’ete, jusqu’ici largement favorable aux produits et services australiens importés en Polynésie française.

Au plan des services, la délégation polynésienne entend aussi prospecter le marché australien concernant des stages de formation en Français.

Au cours de cette semaine australienne, les entreprises polynésiennes se rendront successivement àSydney et àMelbourne sur le mode « show case  » (exposition collective).

En marge de cette mission, M. Vanfasse devrait également rencontrer des représentants des ministères australiens du commerce et des affaires étrangères.

Par ailleurs, cette semaine également, Jacqui Drollet, Vice-Président de la Polynésie française (et ministre du tourisme) se rend successivement en Nouvelle-Zélande, àFidji et àHawaii.

Accompagné de la directrice générale du GIE Tahiti Tourisme, Madame Dany Panero, le dirigeant polynésien s’est fixé pour mission d’ « explorer les différents modèles de développement touristique du Pacifique  ».

La délégation rencontrera notamment les responsables et décideurs du tourisme de ces trois pays, considérés comme « les plus illustres destinations touristiques du Pacifique  ».

À Fidji, la délégation devrait rencontrer M. Pita Nacuva, ministre de tourisme, ainsi que Sitiveni Weleilakeba, directeur général du Fiji Visitors Bureau (FVB, office fidjien du tourisme).

Des visites de complexes hôteliers devraient aussi avoir lieu.

À Hawaii, d’autres rencontres devraient avoir lieu avec de hauts dirigeants de chaînes internationales hôtelières, dont Keith Viera, Vice-président, directeur d’exploitation des hôtels Starwood, et Bill Henderson, Vice-président de la branche développement des hôtels Outrigger, selon un communiqué de la Vice-Présidence.

Cette tournée océanienne intervient sur fonds de stagnation du nombre de visiteurs en Polynésie française (211.000 en 2004, contre 212.700 en 2003), principalement due àune baisse de fréquentation des touristes Nord-Américains et Français métropolitains et malgré la forte notoriété de la destination Tahiti.

Depuis le début de l’année, les autorités polynésienne ont lancé une série d’offensives promotionnelles sur les marchés australien et de la côte Est des États-Unis (ouverture début juillet de deux lignes directes Air Tahiti Nui Pape’ete-Sydney et New York-Sydney).

Des destinations leader dans la région

Fidji affichait en fin d’année dernière un nombre record de visiteurs (507.000)

Selon le Fiji Visitors Bureau, les recettes liées àl’activité touristiques ont elles aussi augmenté au cours de la même période : elle totalisent quelque 744,5 millions de dollars locaux (environ 370 millions d’euros), selon les mêmes sources.

Principales raisons de ce succès : une forte augmentation du trafic passager en provenance de Nouvelle-Zélande (130.000 touristes kiwis enregistrés, soit +37 pour cent par rapport à2003), suite àl’introduction de nouvelles dessertes àbas prix par les compagnies Freedomair, Pacific Blue (la version océanienne de Virgin Blue) ou la version économique d’Air New Zealand.

Les arrivées d’Australie continuent aussi àcontribuer fortement au total des touristes ayant choisi Fidji comme destination l’an dernier.

L’objectif du gouvernement est, d’ici 2007, d’engranger chaque année l’équivalent de 500 millions d’euros.
En Nouvelle-Zélande, le chiffre 2004 atteint les 2,3 millions de visiteurs, soit une augmentation de 16 pour cent par rapport àl’année précédente.

La moitié de ces visiteurs est venue d’Australie (855.900, soit 37 pour cent du total, +22 pour cent par rapport à2003) et du Royaume Uni (283.700), selon le bureau gouvernemental de la statistique, Statistics New Zealand.
Concernant l’augmentation du trafic venant d’Australie, Statistics New Zealand l’explique par l’arrivée de compagnies aériennes àbas prix, qui ont amplifié le volume.

Les autres pays en tête de liste des plus gros visiteurs de la Nouvelle-Zélande sont, derrière l’Australie et le Royaume Uni : les États Unis (218.300), le Japon (165.000), la Corée du Sud (113.900) et la Chine (84.400).

Quant àla destination Australie, en 2004, elle a engrangé un record absolu de quelque 5,2 millions de visiteurs.
Ces visiteurs, courant 2004, sont venus principalement de Nouvelle-Zélande (20 pour cent), du Japon (14 pour cent), du Royaume Uni (13 pour cent), des États Unis (huit pour cent), de Singapour et de la Chine (cinq pour cent chacun).

Source : Flash d’Océanie

Voir en ligne : Flash d’Océanie. Patrick Antoine DECLOITREE - Rédacteur en Chef Flash d’Océanie

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