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Arts et Cultures au service du tourisme durable (de niche)..

samedi 27 mars 2004, par Salah Chakor

L’Organisation Mondiale du Tourisme encourage toutes formes du tourisme, à caractére social et culturel de nature à créer un tourisme durable…

Etant attaché àsa terre, àses habitudes, àses croyances.., l’homme a, par le passé, favorisé, par la créativité, l’instauration d’une culture et d’un savoir faire artistique et artisanal qui marque aujourd’hui son histoire et son authenticité régionale et nationale.

Ces cultures, ces arts (artisanat, poterie, tapis, broderie,….) font que les habitants de ces régions ont pu agir en fonction de leurs moyens matériels et intellectuels pour marquer leur passage et témoigner de leur existence àune époque bien précise. Et c’est àtravers ces traces que les historiens et les archéologues ont pu définir le degré de l’évolution civilisationnel chez les peuples ancestraux .

Aujourd’hui, ces façons de faire traditionnelles sont sujet d’étude de nombreux chercheurs occidentaux et orientaux et qui veulent, par la comparaison des choses anciennes et nouvelles, arriver àinstaurer des musées des savoirs des terroirs chez les, peuples qui sont , surtout passés du nomadisme au sédentarisation et aux grades civilisations, pour voir comment ce transfert a été possible, et quelle étaient les conséquences des changements.

C’est pourquoi aussi que les experts du tourisme culturel ont donc, par le biais de l’UNESCO, voulu restaurer un grand nombre de monuments historiques à, travers le monder et notamment dans le monde musulman et arabe qui en abrite une partie importante. C’est pour cette raison que l’Organisation Mondiale du tourisme encourage toutes les formes du tourisme , àcaractère social et culturel de nature àcréer un tourisme durable.

Le tourisme durable n’est donc possible que par la création des activités touristiques, dans les régions qui souffrent d’une insuffisance de ressources économiques et d’un sous-emploi, pour d’abord y stabiliser les citoyens dans les lieux et ensuite pour y construire des établissements pouvant améliorer leur vie par les offres d’emplois directs. Ceci est aussi le moyen pour mettre en valeur les cultures et l’art locaux( cuisine, tapis, poterie, artisanat, folklore…etc.) dont les auteurs auront accès àces activités du tourisme pour le gain de leur vie.

Le développement de ce qu’on appelle, aujourd’hui, le tourisme de niche est le moyen le plus important pour sauvegarder ce savoir-faire local , spécifique àchaque région et àchaque tribut .Ce qui permettrait àces artisans locaux de mieux maintenir ces traditions artistiques et de mieux les développer ,et aussi leur permettre de les écouler facilement, afin de les motiver àassurer une continuité. De cette façon aussi les visiteurs découvriront la civilisation et les habitudes de la contrée qu’ils auront visité.

De ce fait, il est souhaitable, pour mieux structurer ces activités économiques locales, d’encadrer les citoyens , de les former et ou du moins les sensibiliser et les initier àla création de petits de projets du genre artisanat, fromagerie, poterie, tissage….La création de petites unités touristiques, telles que les gites ruraux, les maisons d’hôtes et les auberges est àjuste titre l’exemple le plus commode pour la réalisation de ces objectifs. Certaines associations et organismes régionaux et internationaux se sont penchés, avec beaucoup d’intérêt social, sur le problème ; car il est d’actualité et offre de grandes opportunités de développement socio-économique, surtout des régions rurales déshéritées .

La fondation Mohammed V, l’Organisation Helen Keller Internationale, l’Association Tichka….etc, ont déjàentamé des projets dans ce sens en prévoyant la mise en place des projet pilotes, surtout dans le sud ( Ouarzazate, Zagora ….). Ces unités constituant un tourisme de niche ont pour objectifs l’encouragement des habitants de ces sites àpromouvoir le produits de leurs Douars et de leurs villages pour l’amélioration de leur niveau de vie.

En parallèle avec ces opérations bien ciblées, il est prévu de former la formation des acteurs locaux et de les initier aux règles de service, d’hygiène et àla gestion de ces niches Certaines opérations de ce genre ont été programmées àl’Institut d technologie Hôteliére et Touristique de Ouarzazate en collaboration avec Helen Keller International, au profit des femmes relevant des différentes associations , encadrées par cet organisme. D’autres programmes sont prévus et notamment avec l’Association Tichka en collaboration avec la Fondation Mohammed V .

Et donc, afin de concrétiser ces projets et les multiplier, la contribution de tout le monde est, vivement, sollicitée ; car nous àl ‘Institut de technologie Hôteliére et touristique de Ouarzazate, sous la tutelle du ministére du tourisme, nous sommes et nous restons ouverts àce genre de collaboration qui ne peut qu’améliorer le sort des citoyens en particulier et développer les sites touristiques en général.

Le maintien, la restructuration et la sauvegarde des arts populaires locaux, sous toutes leurs formes est le moyens le plus efficace pour sédentariser les citoyens de ces petites régions. Alors, la motivation des artisans et des artistes, dotés de compétences exceptionnelles, s’impose pour assurer la continuité et permettre la formation des jeunes qui prendront la relève. Et aussi que si on s’occupe de cette population rurale l’économie locale, régionale et nationale connaîtra un décollage aussi exceptionnel.

Il est alors essentiel de se pencher sur la détermination des programmes sérieux et optimistes pouvant faire de ces gens des agents développeurs de leur Douar, de leur villages, car de ce fait, le Maroc rural aura répondu aux attentes de ses habitants et aura lancé des chantiers de grande envergure au niveau économique et au niveau social.

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