A l’ouverture de la séance du vendredi 31 mars, Le Premier Ministre a donné lecture de la lettre royale qui a été une Véritable feuille de route car elle a souligné les efforts entrepris jusqu’aujourd’hui pour la remise à niveau du produit national et trace les perspectives d’avenir. Le message royal souligne le fait que : « qu’aujourd’hui, à mi-chemin de l’échéance 2010, Notre vision devient tangible pour faire du tourisme un levier à fort potentiel de développement national et local. La qualité du produit doit demeurer l’un de nos objectifs prioritaires dans le cadre de nos valeurs authentiques  ». La lettre souligne aussi les forces et les faiblesses et invite et oriente les professionnels du secteur à prendre les dispositions qui s’imposent pour être au rendez-vous de la vision 2010. La lettre accorde un grand prix au renforcement des infrastructures, à la formation et perfectionnement du capital humain, le renforcement de la promotion et de la commercialisation du produit, le renforcement du dispositif de transport…….
Après 35 ans de sommeil et d’oubli, la ville des ambassadeurs sous la volonté déterminée de son Wali, appuyé par les hautes instances du Royaume est sortie de son silence pour se transformer en multiples chantiers d’aménagement et remise à niveau. M Mohamed Hassad, un homme pragmatique, an fait connaître aux participant son plan d’action riche, ambitieux et prometteur qui se résume comme suit : achèvement des travaux du port-Tanger-Med dans deux ans, embellissement des villes Tanger et Tétouan pour devenir plus accueillante, dans trois ans. Les travaux d’assainissement prendront fin dans une année et demie. Construction de logements sociaux, et remise à niveau des quartiers populaires déjà existants, et création d’une nouvelle ville de proximité. Enfin le Wali invite les promoteurs à investir dans la région de Tanger Tétouan, car c’est l’occasion ou jamais, ajoute-t-il.
La tenue des Assises du tourisme sur cette terre a exceptionnellement remué les professionnels du secteur qui se sont déterminé à faire de leur région une destination légendaire et de choix dans cinq ou six ans, date que qu’a évoqué le Wali, avec assurance, lors de la lecture de son mot de bienvenue à l’adresse des participants de cette rencontre internationale. Cette région du nord est vouée à redevenir le premier pôle du tourisme balnéaire d’ici peu de temps affirme toujours monsieur le Wali avec beaucoup d’assurance.
Le président de la CGEM, monsieur Jalil Benabbés Taarji s’est félicité pour le réel esprit de coordination et partenariat public privé pour aller de lavant avec cette vision. La concertation entre les différents intervenants a été productive. Il ajoute que la vision 2010 est de plus en plus crédible et la conviction des acteurs se renforce de plus en plus ; car le secteur deviendra une véritable locomotive pour notre économie, ce qui constituera une composante fondamentale de son modernisme.
Prenant la parole, monsieur Oumani président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière, a souligné avec positivisme les efforts déployés depuis le lancement de la vision 2010, initiative louable de Sa Majesté le Roi qui veut faire du tourisme une locomotive de l’économie (l’accueil de 10 millions de touriste). Chaque jour un plus, depuis janvier 2001, car, le pays a enregistré une hausse de 21 % ce qui donne une rentrée en devises de 41 milliards de DH. Le projet sociétal se verra consolidé en 2006. Il est légitime de confirmer des acquis, et de soutenir la volonté du gouvernement. M. Omani a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de la mise à niveau du parc hôtelier pour lui donner l’image du standard in, national. Enfin il a souligné la nécessité de travailler avec clarté et que tout le monde soit mobilisé pour que des projets de société soient mis en place dans un esprit de tolérance avec grande mobilité.
A la clôture des travaux des assises, le ministre du tourisme, monsieur Adil Douiri, a donné les axes principaux de la vision et a fait état d’un plan ambitieux des cinq années restant pour atteindre cette échéance de 2010.
Les principales actions que le ministre a soulignées sont notamment :
- l’objectif de mettre en place un dispositif d’hébergement de 200.000 lits en 2010,
- La formation de 72.000 lauréats (acteurs directs),
- Disposer d’un transport aérien performant, libéré. A ce titre le ministre a rendu un vif hommage aux principaux acteurs qui ont accompagné cette démarche avec grand engagement.
- Mise en place d’un outil performant de marketing. Ici aussi ce dispositif a été nettement amélioré cette année, par rapport aux assises de 2005,
- Mise en place d’un système d’accueil efficace et de qualité à tous les niveaux, qu’ils soient
- Enfin la clarification des rôles de chacun pour un meilleur suivi ? C’est le principe même de l’organisation moderne, qui fait quoi, quand, comment, par quels moyens et pour quand ?
De ce fait, pour mieux avancer, il est important, ajoute le ministre, de supprimer les difficultés et les obstacles : changement de mentalité, adoption d’une culture comportementale cohérente, revalorisation sérieuse du secteur, facilitation de l’accès à la propriété hôtelière. Le lancement d’une dynamique institutionnelle est probante et conséquente.
Le responsable du département du tourisme a, par ailleurs parlé de la création d’un fond d’investissement de 2 milliards et demie de DH, se qui va permettre de mieux s’investir dans la propriété hôtelière. Le ministre a par la suite mis l’accent sur la nécessité de lancer une dynamique de l’innovation, afin que nos produits répondent aux attentes de produits de nouvelles génération, capable de faire du secteur un vrai projet de société et le vrai poumon de l’économie régionale et nationale. Ce qui impose l’instauration sans relâche d’une qualité d’accueil, l’augmentation de la capacité d’hébergement et la mise en place d’un produit caractérisant chaque région pour offrir une mosaïque de choix à nos visiteurs. Cette pratique sera notre point de différenciation avec la concurrence.
Il est à noter que au courant de cette 6éme édition, le bilan montre que le secteur avance globalement bien et la vision se concrétise avec des investissements conséquents dans le tourisme balnéaire, et dans le tourisme rural constituant des projets à caractère social. Car étant un métier unifiant , cohérent le tourisme mérite d’être bien structuré et remis en cause de manière ponctuelle, et c’est la raison de la tenue des assises annuellement pour pouvoir faire le point et rectifier le tire et ajuster la cadence.
La dynamique de l’année 2006 vise la finalisation des acquis, la mise en place d’une dynamique favorisant le lancement de nouvelle génération de produits innovants, faisant du tourisme un vrai poumon de l’économie. Cette dynamique vise le rehaussement de la qualité des produits et des prestations pour répondre aux attentes de la clientèle potentielle.
Six nouvelles stations s’inscrivent sur la nouvelle carte du plan Azur : Mogador, Lixus (Larache), Mazagan (El Jadida), Saidia (Oriental), Taghazout (Agadir) et la plage blanche (Guilmim), ce qui va ajouter une capacité d’hébergement de 110.000 lits et 3000 Ha de terrain. Le tout pour un investissement de 46 milliards de DH. Le plan Mada’in, quant à lui, se reflétant par un programme de développement régional touristique (PDRT), vise à repositionner des destinations déjà existantes, à savoir : Fès, Casablanca, Agadir, Tanger, Tétouan, Mekhnès, Rabat, Ouarzazate et Zagoura. 2galement le tourisme rural, de niche et rural est de mise.
Aussi l’ouverture du ciel et la libéralisation du transport aérien sont deux questions acquises, car une quinzaine de nouvelles compagnies aériennes ont intégré le ciel marocain, ce qui a permet une augmentation de 19% en décembre 2005. Le Maroc est le premier à signer un accord de l’open skay avec l’union Européenne. Sans oublier la création par la RAM de la première compagnie marocaine low cost dédiée à Atlas Bleue.
Le lancement d’un site de l’observatoire du tourisme a été aussi à l’ordre du jour le vendredi. Donc les travaux de cette rencontre ont abouti à des décisions concrètes et palpables, car le verrou financier est levé, par la volonté des banquiers à financer les projets et par la création de fonds de deux milliards et demie de Dh, aussi le problème du transport aérien est presque résolu. Ce qui laisse présager l’accomplissement des objectifs de la vision et la réussite la réussite de la stratégie du gouvernement dans ce sens.